Le droit à l’avortement est-il pleinement effectif en France ?

Hier, l'allongement du délai pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG) de 12 à 14 semaines a été voté à l'Assemblée Nationale. A également été votée la suppression de la clause de conscience des médecins et la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer des IVG chirurgicales. Ce vote est l'occasion de revenir sur la question de l'avortement des femmes en France en 2020 : le droit à l'avortement est-il pleinement effectif ? Pourquoi promulgue-t-on encore de nouvelles lois sur l'avortement ?

Est-il nécessaire d’interdire l’instruction à domicile pour lutter contre l’islamisme radical ?

Ce vendredi 2 octobre 2020, Emmanuel Macron a annoncé la fin de l'instruction à domicile à la rentrée 2021 sauf impératifs de santé, afin de lutter contre les séparatismes, ou plutôt le séparatisme islamique. En pleine crise sanitaire et à un an des élections présidentielles, cette annonce en a surpris plus d'un. Les familles pratiquant l'école à la maison sont abasourdies par cette nouvelle et se mobilisent.

Les femmes ont-elles le droit de s’habiller comme elles veulent ? #balancetonbahut

Depuis la rentrée 2020, les lycéennes se mobilisent pour défendre leur droit de s'habiller comme elles le souhaitent. Certaines d'entre elles ont été sanctionnées par leur établissement en raison de leur crop top, de leur décolleté, de leur jupe ou simplement pour avoir laissé apparaitre leur bretelle de soutien-gorge. En réaction, le 14 septembre, elles ont appelé toutes les lycéennes et collégiennes à arborer leur plus belle tenue "indécente" pour revendiquer leur droit de porter un haut court sans qu'il lui soit attribué un caractère sexuel. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, a réagi : "Chacun peut comprendre qu'on vient à l'école habillé d'une façon républicaine" . Un hashtag #balancetonbahut a été propulsé en Top Tweet ce mardi 29 septembre. On s'est donc posé la question de savoir si, en 2020, les femmes avaient le droit de porter ce qu'elles veulent.

Marvel Fitness : pourquoi une si lourde sanction pour du cyber-harcèlement ?

Le raid numérique ou harcèlement en meute correspond à un phénomène où chaque personne va envoyer un seul message dégradant, humiliant, offensant, contrairement au harcèlement moral "classique" qui nécessite une répétition. Cette infraction est donc constituée dès lors que ces propos ou comportements seront imposés à une même victime de manière concertée par plusieurs personnes, alors même que chacune de ces personnes n’a pas agi de façon répétée. Le but d’untel cyber-harcèlement de masse, ou « raids numériques », est « d’humilier et de terroriser afin de contraindre la personne attaquée à s’autocensurer et à se taire. Un lynchage public d’autant plus facile à commettre qu’on ne voit pas la victime, elle est ainsi déshumanisée ».

Pourquoi parle-t-on de privilège blanc ?

Cette prise de conscience sur le privilège blanc depuis la mort de Georges Floyd pourrait constituer le point de départ d'une mise en lumière d'autres privilèges, car les privilèges ne sont pas que blancs. Il y en a partout où il y a de l'oppression, de la domination : privilège blanc, privilège masculin, privilège hétérosexuel, privilège cisgenre...

Ligue du LOL : quel effet du cyber-harcèlement sur les droits des femmes?

Un rapport de l’ONU montre que 73% des femmes ont déclaré avoir déjà été victimes de violences en ligne. Ce même rapport met en évidence certaines considérations rarement mises en avant : les femmes ont 27 fois plus de risques d’êtres harcelées en ligne que les hommes ; les pseudos féminins reçoivent plus de menaces en ligne que les pseudos masculins ; 1 femme sur 5 ressent qu’Internet est inapproprié pour elle ; un nombre plus important que jamais de femmes jouent aux jeux vidéo, mais lorsqu’elles en parlent sur les réseaux sociaux, elles font face à la critique, au harcèlement ou même aux menaces, ce qui n’est pas le cas pour les hommes ; mais surtout, l’étude montre que 52% des femmes ne sont pas d’accord pour dire qu’Internet est un endroit sûr pour exprimer leurs opinions.

Pourquoi la notion de « race » est-elle taboue ?

Concernant le droit français, certains universitaires, tels que Magali Bessone, estiment que prétendre la France aveugle aux races se révèle inefficace et que, dans l’objectif de lutter contre les discriminations raciales, « il faut se préoccuper de montrer quelle sont les modalités d’existence des races en France, mettre au jour, en pleine visibilité, leurs procédures de construction, montrer comment persistent, y compris dans des sociétés qui comme la France, s’interdisent de reconnaitre les races, des lignes de fractures sociales, liées tant à des comportements et attitudes individuels qu’à des structures collectives de redistribution et de représentation pour motifs raciaux. En effet, dire la race aujourd'hui ne revient pas à en reconnaitre la validité biologique ». L’enjeu actuel est donc d’appréhender la notion de race en tant que phénomène social, c'est-à-dire comme une catégorie permettant la critique de pratiques racistes et la lutte effective contre les discriminations raciales.

Faut-il dire « droits de l’Homme » ou « droits humains » ?

Issue de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (DDHC) de 1789, la terminologie de "droits de l'homme" était, à l'époque révolutionnaire, porteuse de sens puisque les femmes ne jouissaient d'aucun droit politique. L'utilisation du mot "homme" à l'époque était volontairement discriminante pour les femmes ainsi que pour les esclaves, puisqu'ils ne bénéficiaient pas des droits des citoyens. Preuve en est s'il le faut, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne rédigée par Olympe de Gouges, critique de la DDHC revendiquant la pleine intégration des femmes dans l'octroi des droits civils et politiques. Cette référence historique a un résonance particulière aujourd'hui. A notre époque, l'objet de la lutte pour la défense des droits humains se veut universel et incluant tous les êtres-humains sans discrimination, contrairement à la vision passée et dépassée des rédacteurs de la Déclaration. Ainsi, conserver une telle appellation apparaît comme une pérennisation d'un sexisme anciennement institutionnalisé.

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